Lors du 13ème Congrès Fragilité (juin 2025), le Professeur Serge Adnot (Inserm U955, Hôpital Henri Mondor, Créteil) a dressé un état des lieux des biomarqueurs du vieillissement biologique.
Deux grandes familles s’imposent aujourd’hui : les horloges épigénétiques (Horvath, PhenoAge, DunedinPACE), qui estiment l’âge biologique à partir de profils de méthylation de l’ADN, et les horloges protéomiques, qui permettent désormais de quantifier le vieillissement organe par organe grâce à l’intelligence artificielle et aux grandes cohortes. Des études récentes montrent qu’un profil protéomique de 204 protéines prédit non seulement l’âge biologique, mais aussi le risque de 18 maladies chroniques et la mortalité toutes causes confondues.
Des questions fondamentales demeurent cependant : s’agit-il de biomarqueurs du vieillissement ou de la santé ? Comment les combiner avec les données fonctionnelles ? Le Pr Adnot rappelle à ce titre que les biomarqueurs physiologiques — vitesse de marche, force musculaire — restent la référence à partir de laquelle tout nouveau biomarqueur moléculaire devrait être étalonné.
Un champ scientifique prometteur, dont les applications cliniques concrètes sont attendues dans les prochaines années.